Les hommes libres



Les hommes libres

La déconnexion du corps
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Etre père ou mère, n’est-ce qu’une construction sociale ? Un rôle qu’un homme et une femme jouent autour de l’enfant ? Selon la théorie du genre il n’y a pas d’attribut sexué par nature, à part les organes sexuels et quelques hormones.
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Un enfant n’aurait donc pas besoin d’avoir une mère femme ni un père homme: une mère peut tenir le rôle paternel, un père peut tenir le rôle maternel. Rien ne serait attaché aux spécificités biologiques. Cela appelle quelques remarques.

La première est que les rôles paternel et maternel sont par définition construits par des pères et des mères, donc par des hommes et des femmes. Les rôles étant différenciés, il faut admettre que les sexes sont différenciés. Le rôle maternel vient de la mère, qui a été fécondée, a porté le foetus, a accouché, a nourri le bébé de son lait, en a pris soin comme une partie d’elle-même. Aucun homme, jamais, n’a porté et accouché. La répartition des rôles n’est donc pas arbitraire. Elle colle à la réalité biologique.

Au nom de quelle démonstration peut-on aujourd’hui affirmer que ces rôles n’ont plus de lien avec la biologie qui les a fondés ? Aucune. La mère en tant que rôle vient de la femme en tant que biologie. Cela se démontre à chaque accouchement.

Toute autre considération est le produit d’une déconnexion du corps et du réel. Une fuite du réel. Une peur ou un refus d’assumer ce que certains nomment le destin, ce dont nous sommes faits malgré nous. Cette rébellion contre le destin n’est pas inintéressante. Elle est possiblement à l’origine de bonds évolutifs. L’invention de la roue, la création d’empires, l’exploitation effrénée de la planète sont des rébellions contre le destin et contre l’acceptation de la limitation humaine. Mais le positivisme qui porte en avant l’affirmation que l’Homme se fait selon sa propre volonté est une vision consumériste.

Le pays des brumes et des étangs


Si aucune fonction ou rôle n’est plus lié au corps, si mon sexe biologique ne me donne plu spère, mère, genre, Les hommes libres rôle, construction, psychiatrie, pathologie d’identité, je peux m’affirmer d’un genre nouveau. Par exemple, je peux déclarer que je suis du genre «complexifié». Ni masculin, ni féminin, un peu extraplanétaire par les poussières d’étoiles dont je suis fait, un peu étoile de mer par les miracles de l’évolution. De plus je ne suis pas décidé à me laisser imposer des frontières étatiques. Je ne me reconnais d’aucun des pays que l’on me propose. Je suis du pays des brumes et des étangs. Je suis du pays des longues plages où la mer jamais ne finit. Je suis du pays où le vent soulève les oiseaux.

Aucun autre pays n’a de pouvoir sur moi. Ma propre loi est la seule valable. Je suis mon propre juge. Quiconque voudrait me soumettre aux lois d’un pays particulier devra le faire part la force. Il affirmera ainsi la limite de ma libre détermination. On ne me laissera pas longtemps choisir ma vie si je brûle mon passeport et vais habiter les arbres d’une belle campagne. On ne me laissera pas vivre longtemps si je ne reconnais plus d’autre autorité que moi-même et que ma décision à chaque instant.

- Comment, on ne peut pas tout décider pour soi-même? D’autres peuvent encore nous imposer leur loi ?

Le corps n'est pas transparent, détachable de l'identité pensée. Je reviens à la loi du corps, élément stable au travers du temps. Le corps est une mémoire. Il ancre l’évolution. Il contient les marqueurs biologiques qui forment les matrices des rôles. Il porte le sentiment d’exister et d’être soi-même. La déconnexion du corps est une pathologie. C’est la schizophrénie. Une pathologie où il n’y a plus d’identité de référence. La théorie du genre est une schizophrénie sociale, doublée d’une paranoïa qui se lit dans la peur que la notion de différence ne soit un complot contre les femmes. L’une de ses prêtresses, Judith Butler, est probablement schizophrène, comme l’était une autre prêtresse féministe qui haïssait les hommes, Valérie Solanas. Valérie Solanas avait communiqué sa maladie à un premier cercle. Judith Butler l’a diffusée beaucoup plus largement. Elle est en route pour contaminer toute la société occidentale.

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Fausse route


Les hommes libres Une femme peut endosser, dans des circonstances obligées ou par excès personnel de caractères hormonaux masculins, les comportements de l’homme, et vice versa. Si elle prend ces attributs, s’ils peuvent être identifiés comme paternels ou masculins, c’est parce qu’ils ont initialement à voir avec le sexe masculin. Et vice versa. Le masculin vient de l’homme, le féminin vient de la femme.

Ne sentez-vous pas la déconnexion du réel quand il est dit que les rôles n’ont rien à voir avec la biologie ? Ou qu’un enfant peut nommer papa une femme avec un vagin, et maman un homme avec un pénis, un homme sans aucun vécu intime de mère ? Ou n’est-ce que du théâtre? Joue-t-on à papa maman comme les enfants jouent au docteur ? La parentalité n’est-elle qu’un jeu d’acteurs ? Et si l’enfant nomme papa une femme, ou maman un homme, comment sa tête intégrera que pour le 95% des autres familles c’est différent? Que sa propre famille est si différente que les mots n’ont plus le même sens? Paradoxe extrême: le mariage pour tous, supposé aplanir différences et discriminations sociales entre couples hétérosexuels et homosexuels, aboutit en réalité à recréer encore plus fortement cette différence. Les mots, repères universels d’une communauté, marqueurs d’identité et outils de communication, deviennent objets de division et de confusion des esprits.

La loi tente de pallier cette confusion en supprimant les notions juridiques d’identité père et mère. Je dis que c’est faire fausse route. Que les mots ont un sens. Qu’être père vient d’être homme, qu’être mère vient d’être femme.

La déconnexion du corps est une pathologie.

Images Marie-Jo Chappatte